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ACCORD COLLECTIF, SUR LA RECUPERATION DES CHARGES LOCATIVES
DE NETTOYAGE ET DE REPURGATION – AGENTS DE PROXIMITE
Cadre juridique de l’accord collectif
Article 42 de la loi du 23 décembre 1986 tendant à favoriser
l’investissement locatif, l’accession à la propriété de
logements sociaux et le développement de l’offre foncière
:
Les bailleurs de logements visés à l’article 41 ter peuvent
conclure avec une ou plusieurs associations de locataires des accords collectifs
locaux portant sur tout ou partie de leur patrimoine. Ces accords portent notamment
sur les loyers, les suppléments de loyers pour les organismes d’habitation à loyer
modéré, la maîtrise de l’évolution des charges
récupérables, la grille de vétusté, l’amélioration
et l’entretien des logements et des parties communes, les locaux résidentiels à usage
commun.
Ces accords sont obligatoires dès lors qu’ils ont été conclus
soit par une ou plusieurs associations regroupant le tiers au moins des locataires
concernés, soit par une ou plusieurs associations regroupant au moins
20 % des locataires concernés et affiliées à une organisation
siégeant à la Commission Nationale de Concertation sauf s’ils
ont été rejetés par écrit par un plus grand nombre
de locataires dans un délai d’un mois à compter de leur notification
individuelle par le bailleur aux locataires.
En l’absence d’accords signés conformément au premier
alinéa, les bailleurs peuvent, en outre proposer directement aux locataires
des accords de même nature. Ces accords sont réputés applicables
dès lors qu’ils ont été approuvés par écrit
par la majorité des locataires, dans un délai d’un mois à compter
de la réception de la notification individuelle par le bailleur.
Les accords prévus au présent article peuvent être conclus
pour une durée déterminée ou indéterminée.
Ils mentionnent les conditions de leur dénonciation, de leur renouvellement
ou de leur révision.
La récupération des charges de nettoyage et de répurgation
: le cadre réglementaire et la pratique à Côtes d’Armor
Habitat
La récupération auprès des locataires des dépenses
correspondant à la rémunération des gardiens et des employés
d’immeubles, a été fixée par décret en 1982.
Cette réglementation devenue inadaptée aux évolutions
des pratiques de nettoyage et de répurgation (recours à des entreprises,
multiplication du tri sélectif et des éco-points), conditionne
la récupération à la réalisation cumulative du ménage
et de la répurgation par les seuls salariés des bailleurs concernés
sans intervention concomitante d’une entreprise extérieure.
Progressivement, dans notre organisme comme dans beaucoup d’autres, un
décalage est apparu entre les pratiques de récupération
et la réglementation, laquelle prévoit une récupération
forfaitaire de 75 % des charges pour les gardiens et responsables des sites et
de 100 % pour les agents de ménage.
Ainsi Côtes d’Armor Habitat connaît des situations contrastées
dans différentes cités : la récupération est supérieure,
inférieure ou idoine aux conditions posées.
Il est néanmoins rappelé que le service et les prestations sont
pleinement réalisés, en appliquant le principe de récupération
des charges locatives auprès des seuls locataires concernés et
non par l’imputation à l’ensemble des locataires du patrimoine
via le budget global de l’organisme.
Cette situation est nécessairement transitoire au regard des enjeux et
projets d’évolution de la réglementation actuellement en
cours de négociation.
Cependant, le Conseil d’Administration de Côtes d’Armor
Habitat, saisi de ce dossier, s’est positionné pour un dispositif établi
sur la base de la réalité, de l’équité et de
la transparence. Il a décidé de le soumettre à l’avis
du Conseil de Concertation Locative élargi aux présidents départementaux
des Quatre Associations de locataires (AFOC, CNL, CSF, UDCLCV), et à l’UDAF.
Nature de l’accord
Conformément à la délibération du Conseil d’Administration
en date du 20 février 2008 et après avis favorable de l’ensemble
du Conseil Général de Concertation Locative du 12 mars 2008, par
le présent accord collectif les Associations de Locataires (AFOC, CNL,
CSF, UDCLCV), l’UDAF et Côtes d’Armor Habitat entérinent
les principes suivants :
- aucune récupération financière auprès des locataires
lorsque l’agent de proximité ne réalise ni le ménage,
ni la répurgation dans la cité
- maintien du niveau de récupération actuelle lorsque l’agent
de proximité assure le ménage ou le ménage et la répurgation
- application en tous points de la réglementation en vigueur lors de la
mise en location de nouvelles cités collectives ainsi qu’à l’occasion
de départs d’agents de proximité suivis de recrutement.
Durée de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée
et sera considéré comme valide en l’état actuel de
la réglementation et de la jurisprudence.
Révision de l’accord
Le présent accord sera considéré comme caduque ou pourra être
modifié par voie d’avenant en fonction de l’évolution
du cadre législatif, réglementaire ou jurisprudentiel.
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